Connexion des membres

Accueil   |   À propos   |   Liens   |   Nous joindre

Photo: Pierre Lahoud

RETOUR AUX ARTICLES

29 octobre 2015

Les caveaux à légumes de la Côte-de-Beaupré : une assurance-disette

«À l'origine de la Nouvelle-France, il y eut l'occupation du territoire de la Côte-de-Beaupré. De même, à l'origine des techniques de conservation des aliments au Canada et, en particulier, au Québec, il y eut le caveau à légumes. Les premiers habitants de la Nouvelle-France ont su adapter le site de la Côte-de-Beaupré, une bande de terre au relief accidenté longeant le fleuve Saint-Laurent à l'est de Québec, à leurs besoins de conservation des aliments récoltés sur leur ferme.

Dès 1612, Marc Lescarbot signale qu'en notre pays, on enterre les aliments pour mieux les conserver. La meilleure description d'une méthode de conservation des aliments demeure celle du père Joseph-François Lafiteau. Il raconte en 1724 que les femmes amérindiennes "font dans leurs champs de ces sortes de greniers souterrains pour y mettre les citrouilles et leurs autres fruits qu'elles ne sauraient autrement garantir de la rigueur de l'hiver. Ce sont de grands trous de terre, de 4 à 5 pieds de profondeur, nattés en-dedans avec des écorces et couverts de terre par-dessus. Les fruits s'y conservent parfaitement bien sans recevoir aucune atteinte de la gelée, dont les neiges qui les recouvrent les garantissent."

Ainsi, le caveau à légumes situé à l'extérieur de l'habitation n'est pas une invention des habitants des premiers temps de la colonie, contrairement à ce que l'on pense. Les autochtones avaient l'habitude de déposer dans leurs "greniers souterrains" les récoltes de maïs, importantes chez eux. Cependant, les premiers habitants de la Nouvelle-France et, en particulier, ceux de la Côte-de-Beaupré, ont si bien adopté cet élément culturel des Amérindiens qu'ils l'ont amélioré et intégré à l'économie de leur habitation», raconte Raymond Laberge dans «Les caveaux à légumes de la Côte-de-Beaupré : une assurance-disette», publié dans le no 63 de Continuité, en 1995.

Dans la foulée de la parution de notre numéro d'automne «Dépendances et ornements de paysage. La grandeur des petits patrimoines», nous vous invitons à lire ou à relire ce texte fascinant.

N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires!

Partager

 

comments powered by Disqus

BLOGUE

21 juin 2018
Renouveler l’animation patrimoniale

22 mars 2018
Déménagement du phare de l’Anse-à-la-Cabane. Soulevé par la passion

4 octobre 2017
Les cimetières québécois. Des jardins de mémoire, d’art et d’histoire

TOUS LES ARTICLES