Chercher l’harmonie avec la rivière
Brigitte Trudel, Journaliste indépendante et auteure
Comme plusieurs municipalités du Québec, celles de Saint-Raymond et de Baie-Saint-Paul ont poussé au bord de rivières qui peuvent se déchaîner. Comment apprivoisent-elles leur situation ?
Sous l’école primaire Marguerite d’Youville, à Saint-Raymond, des marmottes joueuses de soccer, un raton laveur lanceur au baseball et un ours chasseur volent la vedette. Ces personnages et d’autres animaux rigolos décorent depuis 2017 les 61 pilotis sur lesquels s’appuie l’établissement scolaire. Localisé dans le creux d’un méandre de la rivière Sainte-Anne, le bâtiment qui date de 1961 a adopté dès sa construction ce mode surélevé pour se protéger des débordements répétés du cours d’eau.
Avec 22 % de sa superficie urbaine en zone inondable, Saint-Raymond, située au fond d’une vallée, est une abonnée des inondations.

