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Les Pays d'en haut

Scène de la série Les pays d’en haut. L’accessoiriste doit posséder une connaissance étendue des objets de l’époque, notamment des couverts avec lesquels on mangeait. | Photo : Bertrand Calmeau, Sovimage

Dans l’oeil de la caméra

Téléphone à cornet, pompe à eau manuelle, télégraphe : les films historiques font revivre des objets tombés dans l’oubli. Les accessoiristes qui les réaniment sont de talentueux artisans.

Inventer, modifier, chercher, créer, fabriquer et imaginer, voilà les mots clés qui décrivent bien notre métier », dit d’emblée Mathieu Jacques, chef accessoiriste hors plateau qui a travaillé notamment pour la série télévisée Les pays d’en haut. « Il faut, de plus, une connaissance étendue des objets d’hier à aujourd’hui. Ce dans quoi les gens mangeaient, les armes à feu utilisées à l’époque et tellement d’autres choses. » 

Pour en apprendre toujours davantage dans le domaine, les artisans consultent des spécialistes, dont des historiens et des archéologues. Ils dépouillent aussi les archives et feuillettent des livres sur les antiquités, d’anciens magazines et de vieux journaux. 

Le réseau de contacts
Mais posséder de grandes connaissances n’est pas tout. Il faut aussi partir à la chasse au trésor pour débusquer l’objet convoité. « On doit surveiller les ventes à l’encan, faire le tour des marchés aux puces, des brocanteurs, des fournisseurs d’accessoires, des collectionneurs, des antiquaires, entre autres choses », poursuit l’artisan. Parfois, les recherches doivent être plus ciblées. « Par exemple, nous avons contacté des musiciens pour trouver de vieux instruments », note Dominique Brunel, chef accessoiriste sur le film La Bolduc.

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Patrimoine et cinéma. Projection dans le passé

Hiver 2022 • Numéro 171

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