Gardien de notre héritage
Léa Villalba, Journaliste indépendante
Bien que le patrimoine bâti et paysager soit mieux protégé que par le passé, il reste encore beaucoup à faire pour en assurer la conservation et la mise en valeur. Un témoin privilégié de l’évolution urbanistique de Montréal fait le point.
Œuvrant au sein d’Héritage Montréal depuis 1982, Dinu Bumbaru, directeur des politiques de l’organisme, est un infatigable défenseur du paysage urbain montréalais. Ce sont les « précieux détails » dans l’environnement bâti de sa ville qui ont éveillé sa sensibilité à l’architecture et au patrimoine, lesquels ont rythmé sa carrière et sa vie.
Comment le patrimoine montréalais a-t-il évolué depuis vos débuts ? Quels sont les changements les plus notables ?
Au départ, le modèle de développement favorisait la destruction des bâtiments. On ne savait pas comment les entretenir et les réparer. C’était un modèle qui préférait toujours le neuf à l’existant. Il y a eu des pertes énormes à cette époque, malheureusement. En 40 ans, des outils d’urbanisme ont peu à peu été développés et cela a permis de réconcilier développement et bâti existant.

