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Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie,

Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, Charlevoix Photo : Marie-Christine Ménard-Joly

Le ballet des saisons

La forêt québécoise, c’est un patrimoine qui se donne en spectacle chaque saison. Des couleurs chaudes de l’automne jusqu’aux parades vertes et luxuriantes de l’été, en passant par le minimalisme hivernal et par les bourgeons printaniers pointant vers le ciel, les arbres offrent un constant ballet qui nous en met plein la vue. Par leur nombre, leur diversité et leurs variations saisonnières, ils sont un fort symbole identitaire. Si les forêts recouvrent plus de la moitié du Québec, peut-on pour autant dire qu’il s’agit de notre plus grand patrimoine ?

Le présent numéro de Continuité vous entraîne dans ce vaste territoire qui est le nôtre. Pour mieux comprendre notre rapport à la forêt, on s’attarde à son histoire, à son accessibilité d’hier à aujourd’hui, aux mécanismes assurant sa protection ainsi qu’à sa valeur patrimoniale. Avec l’historien et photographe Pierre Lahoud, on s’immerge par la voie des airs dans des espaces naturels qui ne sont pas toujours à la portée du grand public.

Parlant d’inédit, des spécialistes auraient découvert une peinture rupestre en plein cœur d’une forêt québécoise. L’histoire de cette trouvaille se trouve en page 20. Autre voyage dans le temps, un article en exclusivité Web remonte plus de 140 ans en arrière pour vous faire connaître la genèse du Mois de l’arbre et des forêts.

Par leur nombre, leur diversité et leurs variations saisonnières, les arbres sont un fort symbole identitaire.

Par ailleurs, saviez-vous qu’il existe non pas quatre, mais bien six saisons atikamekw ? Un texte en page 26 vous amène à la rencontre de la communauté atikamekw d’Opitciwan. Au cœur de la forêt boréale, ses membres perpétuent un riche héritage lié au territoire par la transmission de la langue, l’enseignement des techniques de chasse et la prédiction des conditions météorologiques à l’aide de signes de la nature.

En effet, plusieurs savoir-faire sont intimement liés à la forêt. Il existe toujours aujourd’hui des personnes qui pratiquent le pistage d’animaux sauvages, parfois dans le cadre de recherches, ou encore à des fins éducatives ou artistiques. Animés par leur amour de la nature, ces spécialistes et amateurs vous donneront envie de partir à la chasse aux empreintes… une fois votre lecture terminée !

Continuité vous invite donc à prendre l’air, à faire craquer la neige sous vos pas et à respirer l’odeur des arbres. Peut-être entendrez-vous même le chant des forêts. Elles ont toute une histoire à raconter ! ◆

Caroline Fortin est directrice générale et rédactrice en chef 

 

Cet article est disponible dans :

Patrimoine forestier. Vivre le territoire

Hiver 2024 • Numéro 179