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Photo : Josiane Ouellet
Hiver 2020  |  Numéro 163

Patrimoine bâti. Agir localement


Chronique   |  par , restauratrice en Centre de conservation du Québec

Une lettre à la mer

En 1910, des Madelinots coupés du monde jettent à la mer un tonneau contenant une vingtaine de lettres. L’une d’elles a subi une cure de jouvence avant de revenir au Musée de la mer.

Le 6 janvier 1910, en plein cœur de l’hiver, le câble télégraphique sous-marin qui relie le village d’Old-Harry, aux îles de la Madeleine, à Sydney, sur l’île du Cap-Breton (N.?É.), se rompt. Ce lien, établi à la fin du XIXe siècle, est pourtant le seul moyen de communication des Madelinots avec « la grande terre ». Il y a bien le steamer, le traversier à vapeur, mais la navigation est fermée en cette saison. Si cette rupture de câble n’est pas la première, elle déclenche cette fois chez les citoyens de l’archipel un geste politique, guidé par une volonté d’améliorer leur système de communication.

Quelque temps après l’incident, des résidents de Havre-Aubert se réunissent pour discuter de la situation chez le marchand Joseph Chevrier, à La Grave. Leur vient alors l’idée d’envoyer à la mer un ponchon, c’est-à-dire un tonneau contenant à l’origine de la mélasse, qui renferme des lettres. Celles-ci sont presque toutes destinées à leurs familles du continent, sauf une écrite pour la personne qui trouverait l’embarcation de fortune et une autre adressée à Rodolphe Lemieux, député fédéral de Gaspé et ministre des Postes. Les Madelinots mettent ces lettres dans des boîtes de conserve en fer blanc scellées, et placent celles-ci dans le ponchon.

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