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Parutions récentes

Le visage humain de Montréal

Beau livre de grande qualité, Les Montréalais. Portraits d’une histoire de Jean-François Nadeau, directeur adjoint de l’information au Devoir, réunit des centaines de splendides images d’archives représentant les habitants de la métropole sur une période s’étalant des débuts de la photo au milieu des années 1970. À travers différents thèmes (la ville comme habitat, le travail, les scènes culturelles, la rue, le transport, les Premières Nations, le boire et le manger, l’univers religieux, les sportifs, etc.), l’ouvrage brosse un portrait profondément humain de la ville au fil du temps. Les clichés, souvent inédits ou peu connus, bénéficient d’une présentation propre à les magnifier. Pour leur part, les textes rappellent le contexte historique et s’intéressent de manière plus approfondie à certaines figures marquantes.
Les Éditions de l’Homme, 2016, 352 pages, 125 $

 

Finale spectaculaire

Les Publications du Québec ont lancé cet automne le 25e et dernier ouvrage de la collection « Aux limites de la mémoire », dont l’objectif est de mettre en valeur le patrimoine photographique québécois. Dans En scène! 1865-1979, Frédéric Kantorowski, qui a déjà enseigné le théâtre à l’Université du Québec à Montréal et à l’École nationale, lève le voile sur le monde du spectacle. Près de 200 clichés d’artistes d’ici et d’ailleurs amènent le lecteur à revisiter plus de 100 ans de divertissement professionnel ou amateur, en ville ou en région. Tout y passe : le burlesque, le vaudeville, le théâtre de variétés, la musique, le cirque, les pageants, le cinéma… Et on y distingue des visages connus, comme ceux de Gilles Latulippe ou d’Alys Robi. Ainsi se dessinent les origines et les influences de la scène québécoise.
Publications du Québec, 2016, 208 pages, 32,95 $

 

Un siècle en images


La collection « 100 ans noir sur blanc » compte deux nouveaux ouvrages : Rivière-à-Gagnon. Un saut dans le temps d’Annette Debien Bertrand et Karine St-Germain, toutes deux originaires de l’endroit, et Le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les villes de compagnies de Dany Côté, qui a consacré son mémoire de maîtrise à ce sujet. Chacun réunit près de 180 photos d’archives datant de 1860 à 1960. Le premier nourrit la mémoire d’une petite municipalité aujourd’hui devenue Bellefeuille, un secteur de Saint-Jérôme, tandis que le second se consacre aux 11 villes de compagnies de la région des Bleuets, de Val-Jalbert (la plus ancienne) à Chute-des-Passes (la plus récente), en passant par Péribonka, Kénogami, Port-Alfred, Arvida, Dolbeau et les autres.
Les Éditions GID, 2016, 208 pages, 34,95 $

 

Incursion privilégiée

Publié à l’occasion du 350e anniversaire de la fondation de Montréal et du 150e de la Confédération canadienne, Belles demeures historiques de l’île de Montréal de l’historien de l’art François Rémillard et du photographe Brian Merrett donne accès à 40 résidences de la métropole. En novembre dernier, l’auteur racontait à La Presse qu’il a fallu beaucoup de persuasion pour convaincre des propriétaires de participer au projet. Parions que ceux qui ont accepté se réjouissent aujourd’hui de l’hommage que cet ouvrage rend à l’architecture d’exception et aux intérieurs bien conservés de leur demeure. Au gré de 250 photos prises pour l’occasion, le livre met en valeur l’intérêt formel de ces constructions, raconte leur histoire, brosse le portrait de ceux qui les ont habitées et explique comment on y vivait autrefois.
Les Éditions de l’Homme, 2016, 344 pages, 69,95 $

 

Hommage au bois rond

Le photographe Perry Mastrovito (Maisons anciennes du Québec et Jardins privés du Québec) vient de publier Maisons en bois rond et pièce sur pièce du Québec. Ce bel album bilingue réunit 375 superbes photos couleur qui témoignent du charme rustique de plus d’une trentaine de ces habitations construites entre 1800 et nos jours. On y présente les résidences de l’extérieur avant d’en explorer les intérieurs rendus chaleureux par l’omniprésence du bois et de montrer les trésors qui s’y trouvent, par exemple des escaliers, des meubles ou des accessoires façonnés par des artisans ou des ébénistes québécois, voire par les propriétaires eux-mêmes.
Broquet, 2016, 168 pages, 39,95 $

 

Couverture à toute épreuve

Un outil essentiel à la conservation des toits en bardeaux de bois et à la perpétuation des savoir-faire qui y sont liés vient de voir le jour. Après cinq années de recherche, d’écriture, de dessin et de discussion avec des artisans, des entrepreneurs, des architectes et des propriétaires de maisons anciennes, Patrick Quirion et Mireille Brulotte du Centre de conservation du Québec signent Toit. Bois. Bardeau., le premier guide québécois consacré à cette question. À travers plus de 250 dessins techniques, illustrations et photos, on y décrit en détail la manière de construire une couverture en bardeaux de bois dans les règles de l’art et de maximiser la durée de vie de ce type de toiture.
Publications du Québec, 2016, 212 pages, 44,95 $

 

Beauté grandeur nature

Dans Le parc national de la Gaspésie, l’animateur de radio Steeve Landry (Cap-Chat, Gaspésie. Histoire et attraits touristiques) dépeint ce majestueux territoire qui attire les amoureux du plein air en toute saison et abrite une nature exceptionnelle. Son ouvrage foisonnant de magnifiques photos présente les lieux et leur histoire, avant de parler de l’hébergement, de la géologie du massif gaspésien, de certaines rivières, de la faune et de la flore (notamment du caribou des bois), des randonnées alpines et du ski hors piste, de la sécurité en montagne, des traversées de la Gaspésie et des monts du parc.
Les Éditions GID, 2016, 180 pages, 39,95 $

 

Chronique d’un village

Le livret Kinnear’s Mills… au détour d’une rivière, autour de quatre églises raconte les quelque 200 ans d’histoire de ce village construit par plusieurs communautés (méthodiste, catholique, unie et anglicane). Les paysages et les bâtiments de cet ancien centre économique d’importance y révèlent leurs secrets. À ce propos, plutôt que de se contenter de la documentation existante, l’auteure Marie-Élaine Gadbois et son équipe ont cherché de nouvelles sources d’information. Résultat : la publication sort des sentiers battus en présentant des faits et des photographies moins connus. Offerte en français et en anglais, elle vise tant les résidents de l’endroit et des alentours que les touristes.
Municipalité de Kinnear’s Mills, 2016, 40 pages, 10 $ (en vente au bureau de la Municipalité)

 

Quand les monuments prennent la pose

Réalisé sous la direction de Nathalie St-Pierre (Le carnet des escaliers de Québec), professeure au Musée national des beaux-arts du Québec, De bronze et d’histoire : le carnet des monuments de Québec réunit des œuvres de 11 artistes. Des cartes géographiques et des textes descriptifs accompagnent ces dessins à l’encre et à l’aquarelle consacrés à plus de 125 bustes et sculptures inspirés de personnages marquants de la capitale. Pour mener à bien ce projet, qui a débuté il y a deux ans, les artistes ont participé à des ateliers de dessin, dont l’un des objectifs était de bien rendre la couleur du bronze. Ce bel album est organisé par thèmes (le politique, le militaire, le religieux, les arts, l’entrepreneuriat, etc.). Une façon différente d’explorer l’art public de Québec.
Les Éditions GID, 2016, 192, pages, 39,95 $

 

Le père du design québécois

À temps pour le 50e anniversaire d’Expo 67, Julien Hébert, fondateur du design moderne au Québec de Martin Racine se penche sur cet artiste à qui l’on doit notamment le symbole de l’événement. L’ouvrage retrace le parcours de ce pionnier, formé à l’École des beaux-arts de Montréal et auprès du sculpteur cubiste Ossip Zadkine à Paris. Au cours de sa carrière, Julien Hébert s’est démarqué dans plusieurs domaines : mobilier, aménagement de l’espace, design d’exposition et graphisme. Il a d’ailleurs remporté le prix Paul-Émile-Borduas en 1982. L’auteur s’attarde aussi sur les idées et les œuvres d’Hébert, dont plusieurs ont connu la célébrité (comme sa chaise longue en aluminium) ou ont marqué l’espace public (comme les murales du métro Place-Saint-Henri et de la salle Wilfrid-Pelletier).
Les éditions du Passage, 2016, 256 pages, 34,95 $

 

Des phares mobiles

Fruit de six ans de recherche, Les bateaux-phares du Saint-Laurent. En aval de Québec, 1830-1963 de Jean Cloutier, pilote du Bas-Saint-Laurent, et Jean-Pierre Charest, consultant maritime à la retraite, nous fait découvrir un pan oublié de notre patrimoine maritime. Pendant 133 ans, ces navires avaient pour rôle de signaler par leur présence des pièges mortels pour la navigation. Parsemé de centaines de photographies, de dessins et d’aquarelles, l’ouvrage raconte leur évolution, nous fait visiter bateaux et postes de mouillage depuis la Traverse-en-Haut jusqu’à la pointe est de l’île d’Anticosti, en plus d’évoquer la vie à bord grâce à des entretiens réalisés avec des marins qui ont vécu sur les lightships.
Septentrion, 2016, 400 pages, 49,95 $

 

Au temps de l’Empress of Ireland

L’Empress of Ireland. Une histoire par l’image de l’historien David Saint-Pierre aborde non seulement le terrible naufrage de 1914, mais également les huit années durant lesquelles le paquebot a navigué. Il nous renseigne sur le navire, son entretien, la vie à bord, etc. Et il nous rappelle l’impact que son passage et celui de son jumeau, l’Empress of Britain, avaient sur les gens d’ici. Il s’agissait de véritables attractions. On se regroupait sur les quais le long du Saint-Laurent pour les admirer, et l’équipage entretenait des liens privilégiés avec la Vieille Capitale (par exemple, les marins jouaient au soccer contre des équipes locales et les comédiens se produisaient dans des théâtres de la ville).
Les Éditions GID, 2016, 168 pages, 34,95 $

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Hiver 2017 • Numéro 151

Des noms en héritage

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