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Plus à gagner qu’à perdre

Selon une étude de la firme Aviseo Conseil, les touristes du patrimoine représentaient un visiteur sur cinq à Québec en 2016. Ils auraient dépensé plus de 400 millions de dollars et soutenu 5000 emplois au cours de cette année.

Une preuve de plus que le patrimoine constitue un atout non négligeable quand vient le temps d’attirer des gens chez nous. D’ailleurs, c’est souvent en prétextant les éventuelles retombées touristiques qu’on choisit d’investir dans la valorisation des biens ou des traditions issus de notre héritage culturel.

Ainsi, patrimoine et tourisme se nourrissent mutuellement. Qu’en est-il cependant de leur relation à travers le temps ? Des avantages et des inconvénients de cette alliance ? De la place qu’occupent les petites attractions historiques dans l’industrie touristique ? Des nouvelles façons de mettre en valeur les vestiges du passé ? Des pratiques inspirantes dans ce domaine ? Alors qu’une foule de visiteurs envahissent le Québec pour les vacances, le dossier de notre numéro estival explore ces questions de circonstance.

Même si ces secteurs d’activité bénéficient l’un de l’autre, il importe d’éviter certains écueils. Lorsqu’un site attire une affluence tellement forte qu’elle en devient nuisible, personne ne gagne au change.

Il n’est pas toujours aisé pour les acteurs des deux milieux de travailler ensemble. Leurs visions diffèrent. Les uns doivent composer avec des contraintes qui les empêchent parfois de répondre aux exigences des autres. Par exemple, un site patrimonial qui n’a pas les moyens d’offrir des heures d’ouverture régulières aura de la difficulté à s’intégrer aux circuits touristiques et à figurer dans les guides.

Malgré ces différences, des points communs se dessinent. En m’entretenant avec la stratégiste en tourisme France Lessard (voir «Penser plaisir», p. 30), j’ai pu constater que les préoccupations qui touchent actuellement les intervenants de son domaine rejoignent également les gestionnaires de lieux d’interprétation du patrimoine. Des deux côtés, on se demande entre autres comment attirer de nouveaux publics, notamment les jeunes de la génération du millénaire.

Autant dire qu’il y a beaucoup à gagner à mieux se connaître de part et d’autre, mais aussi, à partager réflexions et bons coups. Pour favoriser la collaboration… et le succès !

Cet article est disponible dans :

Patrimoine et tourisme. Voyager dans le temps

Été 2018 • Numéro 157

Un passé bien vivant

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