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À Anticosti, au début du XXe siècle, Henri Menier a investi des millions de dollars dans l'aménagement d'un réseau de chemins de fer d'une cinquantaine de kilomètres grâce auquel il a été possible d'exploiter les ressources forestières de l'île. BAnQ, P19S1SS1P667

Pouvoir d’aiguillage

Dans notre monde globalisé, on tend à oublier que les échanges et les déplacements n’ont pas toujours été aussi aisés. Et que lorsque le train est arrivé, le Québec a radicalement changé, voyant son développement passer à la vitesse grand V.

« Le train transforma la mentalité de la population québécoise. Il apportait avec lui progrès et produits. Des villages jusque-là isolés des courants de la vie et de la culture nord-américaines se trouvèrent brusquement englobés dans un vaste réseau de communication et de transport. Le courrier, les commandes de produits, la réception d’équipements, l’acheminement des denrées sur le marché, bref la vie, prirent un rythme nouveau, accéléré. […][l]es locomotives […] crachent vapeur et fumée noire pour gravir les collines mais amènent une myriade de nouveautés, de voyageurs, de touristes, de représentants de commerce et de pionniers », raconte Alexander Reford dans Au rythme du train 1859-1970 (Les Publications du Québec, 2002)…

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L'empreinte du train

Printemps 2014 • Numéro 140

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