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La maison ancestrale d’Audrée Wilhelmy à Sainte-Élisabeth se vide, en attente de nouveaux propriétaires. | Photo : Audrée Wilhelmy

La maison ancestrale d’Audrée Wilhelmy à Sainte-Élisabeth se vide, en attente de nouveaux propriétaires. | Photo : Audrée Wilhelmy

Quitter la Sauvagine

Dans cette chronique, la porte-parole de Continuité explore la nature particulière des maisons anciennes en tant que lieux habitables à la lumière d’une page de sa vie personnelle qui se tourne.

Je vis depuis quelques années dans une maison ancienne, une de ces demeures qui ne se laissent pas saisir d’un seul regard. La Sauvagine a plus de deux siècles d’existence. Elle a vu passer des hivers, autrement plus rudes, jadis, des générations successives et leurs usages qui ont lentement poli ses murs, assoupli ses seuils, assombri ses poutres. Une maison comme celle-là, on ne la possède pas vraiment : on l’habite, un temps, dans la continuité de celles et ceux qui l’ont tenue avant nous. Bientôt, ce sera à mon tour de quitter la Sauvagine.

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Patrimoine et villégiature. Prendre-la-route

Été 2026 • Numéro 189

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