Renaître de ses cendres
BENOÎTE LABROSSE, Journaliste
Comment donner une nouvelle vocation à des incinérateurs à déchets désaffectés ? À en croire la réponse au concours d’idéation d’Héritage Montréal, ce ne sont pas les possibilités qui manquent.
Centre de formation en traitement des déchets, promenade végétalisée, jardins nourriciers, bains publics… En septembre 2024, une soixantaine de futurs professionnels de l’architecture et de l’aménagement ont imaginé de nouveaux usages pour deux icônes du patrimoine industriel de Montréal, laissées à l’abandon depuis des décennies : l’incinérateur des Carrières, dans Rosemont–Petite-Patrie, et l’incinérateur Dickson, dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.
Ils répondaient à l’invitation du Comité de la relève d’Héritage Montréal (CORE). « Notre concours d’idéation les conviait à proposer une intervention architecturale, paysagère et même urbaine à l’un ou l’autre des sites — ou aux deux — sans contraintes budgétaires ou techniques », résume Véronika Brandl-Mouton, cheffe des programmes et des activités chez Héritage Montréal et responsable du CORE. Leur seule obligation était de livrer le fruit de leurs réflexions en une planche comptant deux rendus et un court texte. Le tout en 10 jours, dans l’esprit des charrettes — une pratique typique chez les architectes qui consiste en un travail intense, mais court.

