Rives créatives
Benoîte Labrosse, Journaliste
Des organisations rivalisent d’ingéniosité pour permettre au public de profiter des cours d’eau et de leurs berges pour se déplacer, se délasser ou se laisser inspirer.
Le Québec doit de grands pans de son histoire à ses cours d’eau. Le Saint-Laurent a permis aux colonisateurs de pénétrer dans les terres, puis aux commerçants et aux industriels d’y prospérer. Quant aux milliers de rivières, elles ont à la fois soutenu le développement rural et l’électrification.
« Puis, un jour, on a tourné le dos aux rivières ; elles étaient polluées et inaccessibles, les gens s’en occupaient peu », rapporte André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières, qui milite pour la protection et la valorisation des cours d’eau. « Mais c’est en train de changer ; c’est dans l’air du temps de s’intéresser à l’accès aux berges, à leur aménagement et à la connexion entre la rivière et le riverain. »

