RETOUR

Elyse Lévesque et Jean-Philippe Riopel

En 2021, Elyse Lévesque et Jean-Philippe Riopel passent en revue les artéfacts trouvés dans ce qui sera plus tard désigné Noyau-Institutionnel-du-Quartier-chinois. | Capture d’écran tirée d’une vidéo d’Elyse Lévesque

Sauvegarder le Quartier chinois

Des passionnés de patrimoine mettent le riche passé du Quartier chinois de Montréal à l’abri des bulldozers et de l’oubli. Fil des événements et gros plan sur deux des bâtiments sauvegardés.

Un pan significatif de l’histoire de Montréal menacé par des promoteurs immobiliers. Des lanceurs d’alerte qui, en 2021, font entendre les voix citoyennes jusque dans les corridors de l’Assemblée nationale du Québec. L’obtention en un temps record d’une promesse gouvernementale de préserver les bâtiments de la démolition. Disons-le : les événements qui ont mené au classement d’une portion du Quartier chinois montréalais comme site patrimonial par le gouvernement du Québec, à l’été 2023, sont dignes d’un scénario hollywoodien. Le site désormais protégé, baptisé Noyau-du-Quartier-Chinois, comprend neuf bâtiments principalement situés sur la rue De La Gauchetière Ouest.

Au cœur de la mobilisation citoyenne qui a permis cet heureux dénouement, Jean-Philippe Riopel. Fils d’un des premiers policiers communautaires attitrés au Quartier chinois dans les années 1980 et 1990, le quarantenaire sillonne les rues de ce secteur du nord du Vieux-Montréal depuis son enfance. Ce muséologue et guide touristique professionnel réside dans le quartier depuis 20 ans. Il concentre aujourd’hui son énergie sur le complexe Wing, formé de deux des bâtiments du site. Le complexe abrite depuis six décennies l’entreprise de la famille Lee, qui y produit des biscuits de fortune.

Cet article est disponible dans :

Patrimoine industriel. Forces vives

Été 2025 • Numéro 185

connectez-vous pour lire l’article

Ajoutez au panier

200$ Lire l'article