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affinage des meules, fromagerie du Presbytère

Affinage des meules à la Fromagerie du Presbytère | Photo : Simon Laroche

Une bouchée de savoir

Je me confesse. Je suis intolérante aux produits laitiers. À un tel point que les aliments sans lactose et les médicaments qui pourraient m’aider à les digérer sont sans effet. Mais quand le comité de rédaction de Continuité a proposé la thématique du fromage, j’ai tout de suite accepté le défi, parce que je crois qu’il y a plusieurs manières de profiter de ces produits d’ici.

Par exemple, j’ai appris qu’il existe des bovins « patrimoniaux », descendants directs de la première vache laitière d’Amérique (reste à savoir si leur fromage goûte l’histoire !). Ou encore que la production fromagère génère une grande quantité de lactosérum, qui peut être transformé en alcool et en énergie. Sans que j’aie besoin d’y goûter, le fromage du Québec a su m’impressionner.

Des communautés religieuses qui ont travaillé le lait avec dévotion aux créatifs des temps modernes qui ont inventé la poutine, le fromage est devenu un symbole d’excellence québécoise.

Les amoureux du patrimoine bâti ne seront pas en reste, parce qu’un article en p. 28 propose une visite à la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élizabeth-de-Warwick, qui a reconverti le presbytère et l’église du village pour s’y installer. Et une fois votre lecture terminée, n’oubliez pas de consulter l’article gratuit en exclusivité Web, qui brosse le portrait du métier de fromagère et des méthodes ancestrales qui sont encore utilisées. À lire ici: magazinecontinuite.com/texteweb181.

 Notre patrimoine alimentaire est aussi riche qu’un bon fromage bien crémeux. Des communautés religieuses qui ont transformé le lait avec dévotion aux créatifs des temps modernes qui ont inventé la poutine, le fromage est devenu un symbole d’excellence québécoise.

Mon estomac est peut-être fermé à l’idée d’ingérer des produits laitiers, mais mon esprit, lui, est grand ouvert. Tout ce que je vous souhaite, c’est que votre bedaine et votre curiosité soient sur la même longueur d’onde. Dans un cas comme dans l’autre, vous pourrez goûter à notre terroir en absorbant de nouvelles connaissances fromagères. Et de grâce, si vous le pouvez, courez à l’épicerie du coin acheter des fromages québécois ! Étalez une couverture sur le gazon et organisez un pique-nique au soleil. Fermez les yeux et croquez dans l’histoire et le savoir-faire des maîtres fromagers d’ici. 

Caroline Fortin est directrice générale et rédactrice en chef. 

Cet article est disponible dans :

Patrimoine et fromage

Été 2024 • Numéro 181

Actualités patrimoniales | Été 2024

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