Briller de mille feux
Maurice Gagnon, Journaliste et auteur
Avant de devenir la salle J.-Antonio-Thompson, le théâtre Capitol incarnait déjà l’élégance des grands palaces de l’entre-deux-guerres. Son décor signé Emmanuel Briffa fait aujourd’hui l’objet d’une soigneuse préservation.
Quand le théâtre Capitol ouvre ses portes le 7 avril 1928, la vie culturelle de Trois-Rivières entre dans la modernité. Dans cette ville encore marquée par l’austérité religieuse du début du siècle, la construction d’une salle de spectacle somptueuse, destinée autant au théâtre qu’au cinéma, représente une véritable révolution culturelle.
On y présente des films muets accompagnés d’un orchestre logé dans une fosse sous la scène, mais aussi des spectacles vivants. « Tout ce qui avait une valeur artistique prestigieuse passait par la scène du Capitol, l’une des plus belles salles du Québec », raconte Catherine Lampron-Desaulniers, historienne à Culture Trois-Rivières. Les représentations offertes allaient de l’opéra international aux ballets espagnols et soviétiques, en passant par une chorale de Vienne et les grandes voix de la chanson française comme Édith Piaf, Charles Trenet et Jacques Brel.

